affiche du film Chevalier noir, Le  / Chevalier de l'ombre, le

Chevalier noir, Le / Chevalier de l'ombre, le

Dark Knight, The


Genre : Fantastique
Année de production : 2007
Pays d'origine : JamesMow
Durée : uHFVarApMIgURC
Production : professional essay writing service essay writing service cheap custom essay writing service writers workshop paper
Scénariste : Bob Kane, Christopher Nolan, David S. Goyer, Jonathan Nolan
Musique : James Newton Howard, Hans Zimmer
Montage : Lee Smith
Casting : professional essay writing service essay writing service cheap custom essay writing service writers workshop paper

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Symphonie noire

Note:

Coup de coeur Cinétic:

Depuis sa sortie, le nouveau Batman de Nolan récolte une unanimité d’éloges tout à fait méritée. The Dark Knight réussit à plus d’un titre à porter à l’écran non le mythe flamboyant de l’homme chauve souris mais bien les nombreuses contre-approches du personnage de Batman qui ont fleuri sous la plume des plus grands auteurs de comics. Si le titre fait ouvertement référence à la série signée Frank Miller, le contenu du film n’est pas sans rappeler The Killing Joke écrit par Alan Moore himself.

Tout le film repose sur la dynamique qu’apporte le personnage du Joker, absolument génial. Agissant comme un révélateur, le Joker souligne les ambigüités de la démarche de Batman et celles, par métaphore, de toute les idéologies sécuritaires et bien pensantes de la modernité. Comme souvent dans le cinéma américain (et comme plus largement dans la culture américaine), le film est ambivalent. Si le héros est toujours autant magnifié dans son action régulatrice, réactionnaire en filigrane, face à une criminalité multi-ethnique, le discours du Joker donne un tout autre éclairage sur les rapports qu’entretiennent l’ordre et la société, et exploite sans retenue les effets de l’hypermédiatisation du monde. La subversion latente du clown tueur alimente le plaisir qu’on tire tout au long du film, un plaisir qui n’est pas sans flirter par moment avec une sorte de sadisme social.

Outre ces dimensions qui font du bien au cerveau - là où les autres blockbuster du genre cherchent avant tout le divertissement pur et manichéen -, The Dark Night s’inscrit aussi dans une ambiance de polar sombre et âpre qui dissout à l’acide les limites entre la loi et le crime.

Il sera désormais difficile de donner suite à Batman. D’une part en raison de la mort prématurée de Heath Ledger, dont l’interprétation du Joker restera sa plus belle épitaphe et face auquel tout autre "méchant" fera pâle figure ; d’autre part car on imagine mal comment on pourrait aller plus loin dans l’exploration des ténèbres du Chevalier noir sans quitter définitivement les allées bien taillées du film de super héros tel que le pratique Hollywood jusqu’ici.

L’antre de la folie

Note:

Le moins que l’on puisse dire c’est que le chaos règne au sein de cette aventure du chevalier noir. Oubliées les fantaisies discos de Joël Schumacher, c’est à un véritable film noir que nous sommes conviés. Oubliée l’influence gothique de Tim Burton, l’architecture de Gotham City n’a jamais été aussi réaliste.

Christopher Nolan l’a dit, son inspiration réside bien plus dans le travail de Michael Mann (chantre du polar urbain) que dans la mythologie des super héros. La réussite du film est donc à mettre au crédit de cette intention avoué du cinéaste : faire un film adulte.

En ce sens, The Dark Knight est une date dans l’histoire du cinéma de divertissement parce qu’il prouve que l’on peut connaître un succès public sans pour autant infantiliser son propos. Soulignons enfin la performance des acteurs, dont la liste serait trop fastidieuse, car oui, The Dark Knight est aussi et surtout un film d’acteurs.