Pari ambitieux, solution facile

Si on ne devait retenir qu’une seule qualité à Ô Jerusalem, ce serait sans nul doute son objectivité. Le film évoque en effet les évènements qui ont suivi le partage de la Palestine par l’ONU, avec tous les risques de parti pris que cela implique. Elie Chouraqui relève le défi, même s’il utilise, il faut bien le dire, un subterfuge facile. Tiré d’un best-seller franco-américain, le récit est centré sur l’amitié entre un juif new-yorkais et un arabe de Jerusalem. Dès lors, on assiste au conflit depuis leur point de vue, c’est à dire à échelle humaine. La vision du conflit s’en retrouve considérablement simplifiée, et le déroulement de l’histoire ne laisse guère de surprise. Le film, s’il n’est pas particulièrement engagé, reste malgré tout intéressant puisqu’il explique de manière claire les fondements du conflit qui oppose depuis toujours israéliens et palestiniens. Ajoutons à cela des jeux d’acteurs crédibles et une mise en scène dynamique, et on obtient un film tout à fait regardable, pour un sujet on ne peut plus sensible.