Critique du film "Le gamin au vélo"

« Le gamin au vélo » est un drame social réalisé par les frères Dardenne, qui portent à nouveau, sur grand écran, la misère sociale et psychologique de ses protagonistes.

En effet, il est question dans ce film d’un abandon, du rejet d’un enfant par son propre père, de la fuite des responsabilités et de la mauvaise influence que peuvent avoir certains jeunes dans les cités. Il y est cependant montré, comme notes positives, l’encadrement des éducateurs et l’importance des familles d’accueil.

Du côté des acteurs, le petit Thomas Doret est très prometteur, car très sincère dans l’interprétation de cet enfant rejeté. Face à lui, on voit Cécile de France touchante par la générosité et l’humanité qu’elle insuffle à son personnage.

Jean-Pierre et Luc Dardenne, fidèles à eux-mêmes dans leur thématique de la misère sociale et familiale, transmettent aux spectateurs une morale à la fin de leur film, à savoir que tout méfait est puni un jour, de quelque façon que ce soit. Il est aussi question de vengeance et de mensonge, où l’on comprend à travers le film que l’honnêteté est une valeur sûre et à promouvoir.

En ce qui concerne les qualités techniques, on constatera des prises de vue très naturelles, souvent en gros plan. Les lieux de tournage sont en Belgique, dans le village de Theux et ses environs. La nature est souvent présente, ce qui insuffle beaucoup de fraîcheur à ce film pourtant dramatique.

Le seul point négatif que l’on pourrait attribuer au « Gamin au vélo » serait plutôt la fin, que les frères Dardenne ont voulu ouverte, mais qui laisse le spectateur perplexe par rapport à la suite de l’histoire, pour laquelle il éprouve de nombreuses incertitudes.

En conclusion, « Le gamin au vélo » plaira à un public adulte et mature. Notons en passant que « Le gamin au vélo » a été récompensé à Cannes pour le Grand Prix, ex-aequo avec « Bir Zamanlar Anadolu’da ».