sensations fortes

Il s’agit d’un film de type dramatique, mêlant habilement la psychologie au suspense. Les thèmes sont la manipulation et les troubles psychologiques tels que la paranoïa et la schizophrénie (dédoublement de personnalité), mais également la relation mère-fille.

Natalie Portman incarne à merveille le rôle de Nina, jeune ballerine perfectionniste qui rêve de devenir la meilleure en danse classique, et qui recherche sans cesse à se surpasser. L’actrice fait passer énormément d’émotions et de sincérité, ce qui donne au film une profondeur tant dans les sentiments qui transparaissent, que par les sensations qu’il fait éprouver aux spectateurs.

Les effets visuels sont incroyables dans « Black swan » : l’actrice principale est filmée de très près et souvent de dos, de manière naturelle. Les effets du délire paranoïaque et de la schizophrénie sont montrés habilement, notamment par des représentations de type masques, jeux de miroirs… Sans oublier la confusion qui s’installe au fil de l’histoire, entre le réel et l’imaginaire du personnage principal. En effet, le spectateur ne perçoit pas toujours la différence et peut avoir lui-même des doutes.

A travers son film, qui monte en puissance du début à la fin, le réalisateur veut montrer à quel point les sentiments refoulés peuvent être source de problèmes psychologiques et sociaux. On le comprend aisément par le personnage incarné par Natalie Portman, ballerine rongée par sa quête de perfection et de transcendance, qui arrive finalement à un délire aussi bien visuel que psychologique.

Le seul bémol que l’on peut faire remarquer pour ce film est la présence d’une scène de sexualité débridée, qui a été un peu trop tirée en longueur.

Par conséquent, « Black swan » est un chef-d’œuvre cinématographique, et Natalie Portaman a reçu, pour sa performance, l’oscar de meilleure actrice de l’année. Le film plaira avant tout à un public adulte, averti et cinéphile. La note que je lui donnerais est 4,5.