Jeux de mains, jeux de vilains !

On se croirait vraiment de retour dans les années quatre-vingt, vous ne trouvez pas ? Les revival se multiplient, les remakes aussi (Rambo, Terminator, Rocky, ...) ! A les entendre, y a pas de doute, c’était mieux avant. Et pour appuyer cet état de fait, voilà Fighting qui débarque. Second long-métrage de Dito Montiel, Fighting appartient à la sous-catégorie des films de bagarres. La référence sur le sujet est Le bagarreur de Walter Hill, avec Charles Bronson et il n’est pas près d’être supplanté. Non que le film de Montiel ne soit pas réussi, mais il ne parvient jamais à atteindre les cimes de son aîné. L’histoire est classique mais prenante, et le personnage incarné par Channing Tatum nous est très vite sympathique. Son ascension nous tient en haleine jusqu’au bout, et l’identification fonctionne du tonnerre. Les autres acteurs sont tout aussi bon, et Terrrence Howard est excellent comme à son habitude. Pourtant, quelque chose ne fonctionne plus aussi bien que sur A guide to recognizing in your saints. L’urgence qui habitait ce premier film sensible et fragile n’est plus. Dommage car cela se prêtait assez bien à cette thématique du combat. Le film reste, toutefois, sympathique. Mais là où il aurait pu être viscéral, il est juste divertissant. C’est déjà pas si mal.