On va tous mourir !

Décidément, le cinéma grand spectacle aime de plus en plus les fins du monde. Après le récent remake de The Day the Earth Stood Still, très mauvais, où Keanu Reeves nous fait la morale écologique de service, le film d’Alex Proyas va plus loin. Désormais, la fin du monde est inscrite dans l’avenir proche, rien ne sert de courir, il ne fallait même pas partir à point, nous sommes tout simplement foutus.

Le prophète de service qui va découvrir l’atroce vérité est incarné par Nicolas Cage décidément en lice pour détrôner Chrisophe Lambert aux rangs des acteurs les plus nanars. Grâce à son immense talent et à un réservoir unique de mimiques significatives - dont il faudrait dresser la sémiologie -, Nicolas, astronome philosophe, comprend peu à peu l’horreur à venir et tente de nous la communiquer.

Pendant ce temps, dans les bois, des êtres venus d’ailleurs contemplent sa maison et tentent de donner des cailloux noirs à son fils végétarien.

Donc, Alex Proyas signe ici une excellente comédie qui réjouira les plus caustiques d’entre nous. Une chose cependant sauve l’intérêt du film et l’inscrit dans une histoire du cinéma : il est l’aboutissement de l’occlusion intellectuelle qui a cours lorsqu’il s’agit d’anticiper l’avenir et de faire du scénario avec. En fait, il n’y a pas d’avenir et le sauveur s’appelle Nicolas Cage.