Sans lumière

Malgré une histoire qui tient globalement la route, le film ne répond pas vraiment aux promesses de mystère et de surréalisme que laissait entrevoir le titre. S’il fonctionne, c’est essentiellement grâce aux prestations du trio d’acteur qui l’anime : Cecile de France, Ulrich Tükur (vu dans Amen de Costa Gavras) et Bouli Lanners. Malheureusement, il pâtit gravement de ce qui semble un manque de moyens techniques qui auraient pu contribuer à éviter une photographie sombre et terne (à moins que cela ne soit un choix ?). Le rythme est également inégal et le scénario a du mal à entretenir un intérêt constant entre un début prometteur et une fin prévisible mais efficace. On retiendra cependant la fascination exercée par la Basilique de Koekelberg dont l’ambiance sinistre et improbable est efficacement soulignée, et qui est en réalité le quatrième personnage d’un premier film approximatif.