Les paroles s’envolent et les écrits brûlent

Le dernier rejeton des Coen est à classer au rayon de leurs œuvres mineures. Il est vrai qu’on ne peut pas avoir un « No country for old men » à chaque fois non plus ! Cela dit, des œuvres mineures comme celle-ci, on aimerait en voir plus souvent.

L’histoire du personnage incarné par John Malkovich est celle d’un employé des services secrets (CIA) qui est remercié par ses employeurs à cause de ses problèmes de boisson. C’est là que tout commence : l’ex-James Bond commence à écrire un livre sur ses années d’expériences au sein de "la maison", mais le disque dur contenant sa vindicative prose se retrouve, très vite, entre des mains qui voient là l’occasion de faire chanter le bougre et pleuvoir les billets.

"Burn after reading" est une farce mise-en-scène et joué avec rigueur et légéreté. Particulièrement bien emmenée, le rythme est soutenu et la bonne humeur des acteurs est communicative. D’ailleurs, à ce sujet, parmi les stars qui peuplent le film (Clooney, McDormand, Swinton, Pitt, ...), se cache un acteur incroyable sur lequel j’aimerais vraiment attirer l’attention : J.K. Simmons. Ne loupez surtout pas ses apparitions en chef de la CIA, elles sont hilarantes. Oui, cela aurait pu être suffisant, sauf que, on en attend toujours plus des frangins géniaux.