Chaotique, c’est le mot

Caotic Anna semble vouloir se situer à mi-chemin entre le film d’auteur engagé et le cinéma fantastique cher à l’Espagne. S’il est loin d’être désagréable à voir (grâce tant à la réalisation qu’à l’interprétation), il laisse toutefois un goût d’incompréhension qui gâche cruellement ce film à la bande annonce pourtant accrocheuse. Le scénario ne ressemble à rien, vraisemblablement parce que l’auteur-réalisateur Julio Medem a voulu trop y mettre. Métempsychose, hypnose, folie, amour, poésie, surréalisme... tout cohabite anarchiquement dans un récit dont les coutures éclatent à chaque nouvelle fausse bonne intention qui vient paver son déroulement. Impossible donc d’en retenir quoi que ce soit sinon des couleurs, des impressions et des scènes qui ne réussissent pas à empêcher le bateau de sombrer.