Le film de la mort qui tue !

Dès sa séquence d’ouverture, on est rassuré sur l’état de santé du godfather of zombie : « Diary of the dead » enterre « Land of the dead » ! Avec une économie de moyens et d’effets qui force le respect, George nous offre ni plus ni moins qu’une leçon de mise en scène radicale lorsqu’il s’agit d’instaurer un climat apocalyptique.

La suite est tout aussi réjouissante même si une certaine baisse de régime se fait sentir à certains moments. Quoi qu’il en soit, on passe un très bon moment devant cette énième déclinaison du mythe du zombie version caméra subjective.

Car il ne faut pas se leurrer, comme à chaque fois chez le cinéaste, le film d’horreur cache bien plus qu’un rollercaster effrayant tournant à vide. Le sujet du film c’est avant tout l’omniprésence de l’image dans nos existences et la façon dont on la gère. Romero traite de ce nouveau statut d’envoyés spécial que chacun d’entre nous peut acquérir avec son téléphone portable comprenant caméra intégré et/ou autres objets révélateurs. L’expansion des nouvelles technologies a pris d’assaut les préocupations de nombreux réalisateurs ces derniers temps : de Cloverfield à Redacted en passant par Rec, souriez vous êtes filmés partout ! Il faut saluer l’intelligence de Romero tant la manière dont il aborde cette thématique est particulièrement pertinente dépassant l’aspect : effet de mode. Aucun doute là-dessus, « Diary of the dead » vous prendra aux tripes.