Temple inca, E.T. et cabrioles

Malgré les vingt ans qui le sépare de ses prédécesseurs, Indiana Jones 4 reste bien dans la même veine, celle du divertissement pur. Tous les ingrédients qui firent les beaux jours de la recette sont là : du mystère occulte et insondable, des traitres, des méchants excentriques à l’accent prononcé, des insectes, des serpents et un parcours d’obstacles digne des meilleurs mini-golfs, soupoudrés de rencontres du troisième type bien dans les manières du réalisateur.

Sans verser dans l’allégorie crême fraiche, Spielberg tente bien d’amener quelques thèmes plus graves de ci, de là, évoquant le nucléaire, la chasse aux sorcières et l’universalité des travers humains. Mais rien de bien sérieux, Indy est un coriace.

Au final, on constate que la pléthore de moyens réussit au mieux à (re ?)constituer l’ambiance des années cinquante, le plus du film, et à rendre plus spectaculaires les difficultés qu’affronte notre héros. Mais cela dissimule mal les limites de l’exercice que viennent plomber des gags familiaux répétitifs, caricaturaux et édulcorés. Tout ceci pêche quand même par manque d’idées et, nostalgie oblige, par une abondance d’autoréférences complaisantes qui entretiennent le mythe de l’homme au chapeau. Mais ne boudons pas les plaisirs simples...