Doom tout court

Neil Marshall est le seul réalisateur a avoir su fournir, ces dernières années, une authentique tranche d’horreur avec The Descent. En s’attaquant au genre du post-apocalyptique avec Doomsday, on espérait secrètement qu’il propose un nouveau petit bijou qui ferait la synthèse efficace des charmes très heighties de cette veine un peu tarie pour mieux les réactualiser . Hélas, la déception est à la mesure de l’attente.

Doomsday n’est en réalité qu’une sorte de long hommage à tous les films qui ont bercé l’imaginaire du réalisateur. Les clins d’oeils sont légion et deviennent vite, par la force des choses, des poncifs. Entre zombie, survival, guerre, Mad Max et moyenâgeux, ce film est finalement une mauvaise soupe et donne furieusement l’impression que Neil Marshall ne savait pas vraiment quoi raconter.

Le seul plaisir de sa vision consiste dans l’inventaire des clichés et des passages obligés du genre. Malheureusement, le montage est erratique et certaines scènes d’actions sont complètement ratées, ce qui révèle les limites du réalisateur. Ajoutons-y une musique omniprésente et Doomsday devient par moments carrément insupportable, et au mieux, comique.