Grosse bête et mini dv

Non, ce n’est pas le marketing super-efficace de « Cloverfield » qui m’a fait atterir dans une salle qui le projetais. Mais comment ce fait-il ? 1)Je n’ai pas la télé donc je ne connais pas le travail de JJ Abrams (Lost, Alias, ...) ; 2)je ne suis pas fan de film de science-fiction type Godzilla (à part « The Host » bien entendu ! ) ; 3) plus ça va, plus je deviens hermétique aux blockbuster u.s.

L’esprit vierge, j’ai donc pu découvrir la bête en toute sérénité. Déjà, il faut admettre une chose : malgré tout ce qu’on peut reprocher au cinoche ricain, il faut reconnaître qu’ils ont encore de beaux restes lorsqu’il s’agit de jongler avec des concepts audacieux ! En effet, si racontée une histoire par le biais de la caméra subjective n’est pas l’idée la plus folle qui soit, marié ce postulat (qui fait souvent bon ménage avec les productions cheap !) avec un gros budget est suffisamment intriguant et originale pour créer une réelle attente. Mais qu’en est-il du résultat ?

Les points positifs sont nombreux et l’on pourrait souligner, entre autres, l’efficacité avec laquelle le récit nous est conté. Sans temps morts, nous collons au train de cette bande de potes qui tentent de survivre dans une ambiance apocalyptique. D’ailleurs, à ce sujet, une question me taraude : sans le 11 septembre 2001, un tel film aurait-il pu exister ? Le rapport entre le drame new-yorkais et cette bande hollywoodienne est assez fort pour que cela suscite cette interrogation. Sinon, la caméra bouge beaucoup et cela peut-être fatigant à la longue, pour ma part il m’a fallu un temps d’adaptation. Par contre, on peut regretter que dans ce soucis de réalisme affiché, les protagonistes aient échappé à cette dimension. Tout droit sortis d’une série pour ados ou d’une émission de télé réalité, les acteurs de cette aventure sont trop beaux pour être honnête ! Enfin, les effets spéciaux (CGI) ne sont pas toujours réussis à mon goût et ce même si l’apparition du monstre reste particulièrement impressionnante.