300 images/seconde.

300 a bénéficié, bien avant sa sortie, d’une vague d’engouement peu commune sur Internet et nombre de forums de discussions. La raison ? Un parti pris esthétique audacieux, avec une photographie entièrement retravaillée par ordinateur, donnant un aspect mi-film mi-cartoon a l’ensemble du film. Et ça marche ! Si le scénario est sans grand intérêt (la légende des guerriers spartiates de Thermopylae, qui a 300, parvinrent à tenir tête aux dizaines de milliers de soldats de l’armée perse), il a au moins le mérite de parfaitement convenir au parti pris du réalisateur : mettre tous les éléments du film, du jeu d’acteur au synopsis en passant par la bande-son, au service de l’image et de l’esthétique du film. Les combats par exemple, sont beaucoup plus axés sur le rendu que sur le réalisme. S’en suit un divertissement très agréable à regarder, qui ne constitue certainement pas la révolution que certains avaient annoncés, mais qui reste un exercice de style fort appréciable.