Un héros bien barbant.

Film français de Thierry Kliffa, mettant en scène une brochette d’acteur français que l’on pourrait qualifier d’inégale (Gérard Lanvin, Miou-Miou, Catherine Deneuve, Valérie Lemercier…), le Héros de la Famille relate les déboires de la succession d’un cabaret niçois. A la mort du propriétaire (incarné par Claude Brasseur), la « famille » qui l’entourait est appelée à se réunir, et par la force des choses, à se recomposer quelque peu. Surgissent alors en quelques jours tous les cadavres cachés dans les placards, et toutes les confidences partagées par les uns et les autres (sur l’oreiller ou ailleurs). Il est difficile de définir le genre du Héros de la Famille. Une critique acide le qualifierait probablement de drame vaudevillesque. Et ce ne serait finalement pas loin de la vérité. Pour tout dire, on ne sait pas réellement où a voulu en venir Thierry Klifa, et malgré quelques moments de grâce touchants et la bonne volonté des acteurs (très bons pour la plupart), on s’ennuie ferme. Même les révélations que le spectateurs découvrira dans le dernier tiers du film n’y feront rien. Au contraire, c’est probablement à ce moment là qu’il réalisera avoir baillé toutes les trois minutes depuis le début, et qu’il regrettera le prix de son ticket.