Sans complexes (malheureusement ?)...

Tout le monde en a parlé comme la grande tranche de rigolade de cette fin d’année 2006, comme le grand moment de fou rire qu’il ne fallait surtout pas louper. Bon, d’accord, les occasions de rire de bon cœur se font rares au cinéma. A part au rayon « comédies américaines lourdingues », on ne se bouscule pas vraiment au portillon pour (essayer de) nous agiter les zygomatiques. Alors pour une fois qu’on a droit à quelque chose qui sort un petit peu des sentiers battus, ne boudons pas notre plaisir. Enfin, des sentiers battus, encore faut-il le dire vite : car le film de Borat ressemble furieusement à un mélange entre Jackass et Michaël Youn version Khazak, la naïveté en plus, l’extrême mauvais goût (hélas) pas en moins. Pour autant, il est vrai que l’on ne s’ennuie pas, et certaines scènes sont tellement hénaurmes qu’elles en deviennent franchement drôles. Au final, ce qu’il y a de plus drôle (ou de plus pathétique ?) dans Borat, c’est bien de voir une certaine Amérique mise en face de ses travers les plus grossiers, et de ne même pas réaliser qu’elle est pire que sa caricature la plus grotesque. La critique est certes facile et le procédé pas vraiment fair-play, mais là où il y a de la gène…