L’Âge flamboyant

Le second volet de la vie cinématographique de la Reine Elizabeth est un véritable festival de la mise en scène contemporaine. Jeux de couleurs, de lumière, de costumes, de caméras qui tournoient, le film se déroule comme un spectacle son et lumière qui marie habillement ce que le cinéma de Bollywood, où le réalisateur a fait ses classes, et le cinéma hollywoodien ont des plus excessifs. Tout en emphase, le film puise aussi son efficacité dans l’interprétation et les qualités d’acteurs, théâtrales, de la reine Kate Blanchet et de sa suite. Toutefois, la débauche de moyen n’est pas mise au service du récit. Réduit à une histoire d’amour qui souligne ô combien est lourde la charge des grands de ce monde et à des faits historiques qui tiennent sur un carton de bière, le scénario n’a, finalement, d’utilité que le prétexte qu’il donne au réalisateur pour exprimer les Grands Sentiments qu’il met avec faste en musique. A voir donc pour le spectacle, et certainement sur grand écran !