Caramel

Certains retrouvent dans cette production l’atmosphère de la série "Vénus beauté", elle-même inspirée de "Vénus et Apollon" , tant il leur semble que rien ne ressemble plus à un salon de coiffure dames qu’un autre salon.

Pourtant, si je partage un peu ce sentiment, je marque ma préférence pour Caramel, plus exotique et plus sensuel. Caramel vous collera à la peau... la chose est fort probable.

Le charme tient aussi à la qualité du jeu d’acteurs qui rassemble des figures inconnues autant qu’attachantes. Un premier film pour quatre des cinq femmes au centre du récit. Avec toute la crédibilité qui en découle, quand le tournage semble révéler chacune dans son quotidien plutôt que dans un rôle de composition.

Seule Nadine Labaki a déjà été sous les spotlights et s’essaye aussi cette fois au rôle de réalisatrice. Avec succès.

Ce sont les hommes, l’amour, le mariage, le sexe et la maternité qui sont au coeur des conversations intimes de Layale, Nisrine, Rima et Jamale. Et en cela, l’histoire dépasse les limites de l’institut capillaire... on s’en doutait. C’est une page de vie que l’on parcourt avec plaisir, en se demandant jusqu’où iront ces femmes libanaises, dans leur recherche d’identité et l’affirmation de soi.

Et puis il y a Rose et sa soeur Lili, l’abnégation personnifiée, qui rappelle à celles et ceux qui l’auraient oublié qu’orienter sa vie en toute liberté ne peut se faire sans tenir compte de ceux qui dépendent de vous.

Six femmes en débat entre orient traditionnel et occident moderne.