variation sur un thème connu

Le film débute par une scène désespérée, un type seul à bord d’un bus, entouré des équipes d’assaut de la police, livre comme testament sa version des faits sur un dictaphone. A partir de cette narration, le spectateur est ramené quelque temps plus tôt, à ce qui devait être une mission simple. Il suffisait à cette personne, un policier, de présenter un prisonnier 2 heures plus tard à l’audience où il est attendu.

Un flic et son prisonnier. Voilà un vieux thème du thriller policier, souvent illustré au cinéma. Ajoutons que le premier est un vieil inspecteur bedonnant et alcoolique et que le second est un témoin à charge dans un procès. En chemin, le flic s’arrête pour acheter une bouteille… Entre-temps, un type braque un flingue sur son prisonnier… A partir de là, l’action enchaîne les choix des uns et des autres, dévoilant peu à peu les personnages, révélant leur identité dans de multiples rebondissements. Bruce Willis est tr ès convaincant dans le rôle de ce vieil homme fatigué, presque méconnaissable. Quoique le thème ait déjà été exploité le réalisateur s’est amusé à jouer sur les attentes du spectateur, le surprenant par d’intéressants retournements de situation, démasquant les uns et les autres dans une course contre la montre. Le suspense est maintenu jusqu’au dénouement, plutôt surprenant.

Sans atteindre des sommets de mise en scène, le film présente une variation sur un thème connu, le retournant comme une chaussette, nous éloignant de quelques kilomètres du héros bravant les difficultés pour faire triompher la loi. Il n’est pas sûr qu’il fera date, n’ayant pas vraiment de scènes spectaculaires ni de dialogues recherchés mais l’une ou l’autre réplique restera peut-être et fera certainement un bon divertissement pour de nombreuses personnes.