Un film indépendant américain à la sauce anglaise

"Cashback" est un film anglais qui partage nombre d’ingrédients avec les films indépendants américains. Si vous aimez ce genre, il y a fort à parier que vous serez séduits par "Cashback". On y retrouve cette même propension à s’attarder sur des personnages émotifs traversant des mini-crises existentielles. Il y a cette tendance évidente à placer d’insidieuses références intellectuelles qui vous permettra d’étaler votre culture à la sortie de la salle. Enfin, le film use de toutes ces petites scènes décalées qui rendent ses grands frères américains si séduisants.

Reste que "Cashback" n’est pas qu’un hommage d’un réalisateur anglais aux films indépendants américains. Le film affiche clairement ses racines en usant un humour ravageur et ravagé pas si éloigné d’un "Trainspotting", pour ne citer que lui. Le réalisateur arrive également à surprendre en introduisant un élément fantastique absolument irrésistible qui résonne comme une ode à la beauté des corps féminins. Si les hommes aimant les belles courbes seront plus que ravis, les féministes potentielles risqueront encore de s’offusquer.

"Cashback" est donc fort agréable à regarder. Cette dernière phrase pouvant se lire de deux manières différentes selon que l’on soit homme ou que l’on soit femme. Le seul gros bémol est sa fin qui rabaisse l’exercice au niveau d’une simple comédie romantique pour adolescent.